Assurance auto après une alcoolémie ou une suspension de permis
Publié le 04 août 2026 · Auto
Une condamnation pour conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants entraîne presque systématiquement la résiliation du contrat. C'est le profil le plus difficile à réassurer, mais des solutions existent — à condition d'aborder les démarches avec transparence.
L'obligation de déclarer
Vous devez informer votre assureur d'une suspension ou d'une annulation de permis, ainsi que d'une condamnation, dans les quinze jours suivant la connaissance de l'évènement. C'est une aggravation du risque au sens de l'article L. 113-2 du Code des assurances.
Ne pas le faire est une fausse déclaration intentionnelle : elle expose à la nullité du contrat, c'est-à-dire à l'absence totale de couverture, rétroactivement, et à la restitution des indemnités déjà perçues.
Ce que l'assureur peut faire
Il dispose de trois options : maintenir le contrat en l'état, proposer une majoration de prime, ou résilier moyennant un préavis de dix jours. En pratique, la troisième est la plus fréquente sur ce motif.
Comparez les offres spécialisées, sans multiplier les refus.
Où chercher
Les réseaux généralistes refusent. Des courtiers et assureurs spécialisés dans les risques aggravés ont construit des grilles pour ces situations. Attendez-vous à une majoration importante — souvent 100 % et davantage la première année —, à une formule limitée au tiers, à une franchise renforcée et à un paiement annuel.
Un comparateur a ici un intérêt pratique : votre demande est orientée directement vers ceux qui traitent ces dossiers, ce qui vous évite une série de refus décourageants.
Les pièces à réunir
- Le relevé d'information de votre précédent assureur.
- La décision de justice ou l'avis de suspension.
- Le certificat de la visite médicale et des tests psychotechniques, si votre permis a été annulé ou suspendu au-delà d'un mois.
- Le nouveau permis, en cas d'annulation suivie d'un repassage.
Combien de temps dure la surprime
La mention figure au relevé d'information pendant deux à cinq ans selon les assureurs. Deux années sans nouvel incident permettent généralement de revenir vers des tarifs plus raisonnables, et de repasser en tous risques si le véhicule le justifie.
L'erreur classique consiste à conserver pendant cinq ans le contrat cher souscrit dans l'urgence. Remettez en concurrence chaque année : votre profil s'améliore, votre prime doit suivre.
Un mot sur le fond
Au-delà de l'assurance, une suspension pour alcoolémie mérite d'être prise au sérieux. Les stages de sensibilisation et, si nécessaire, un accompagnement médical réduisent réellement le risque de récidive — et c'est aussi ce qui vous ramènera le plus vite vers un tarif normal.