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Arrêt de travail : ce que verse réellement la Sécurité sociale

Publié le 08 septembre 2026 · Santé

En bref

En arrêt de travail, un salarié perçoit des indemnités journalières égales à 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 1,8 fois le SMIC, après trois jours de carence. Un travailleur indépendant perçoit 50 % du revenu annuel moyen divisé par 730, après trois à sept jours de carence selon le régime. Dans les deux cas, les charges du foyer ne baissent pas.

Le calcul pour un salarié

L'indemnité journalière correspond à 50 % du salaire journalier de base, lui-même calculé sur la moyenne des trois derniers mois de salaire brut, divisée par 91,25. Ce salaire de référence est plafonné à 1,8 fois le SMIC mensuel : au-delà, l'augmentation de salaire n'augmente plus l'indemnité.

Un délai de carence de trois jours s'applique, pendant lequel rien n'est versé.

Beaucoup de salariés ignorent qu'ils touchent davantage : la convention collective prévoit souvent un maintien de salaire par l'employeur, total ou partiel, pendant une durée qui dépend de l'ancienneté. C'est la première chose à vérifier avant de souscrire quoi que ce soit — inutile de payer pour une couverture que vous avez déjà.

Le calcul pour un indépendant

Pour un artisan, un commerçant ou une profession libérale affiliée au régime général des indépendants, l'indemnité correspond à 50 % du revenu annuel moyen des trois dernières années, divisé par 730. Le délai de carence est de trois jours en cas d'hospitalisation, sept jours dans les autres cas.

Deux conditions bloquantes : être affilié depuis au moins douze mois et être à jour de ses cotisations. Un revenu moyen inférieur à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale donne droit à une indemnité nulle.

Certaines professions libérales relevant d'une caisse autonome ne perçoivent rien avant 90 jours d'arrêt, parfois davantage. C'est le cas le plus exposé.

L'écart à combler

Prenons un salarié à 3 000 € bruts mensuels sans maintien de salaire : l'indemnité journalière s'établit autour de 49 €, soit environ 1 470 € par mois avant prélèvements, contre 2 350 € nets habituels. L'écart dépasse 800 € mensuels, alors que le loyer, le crédit et les charges restent identiques.

Pour un indépendant, l'écart est généralement plus large encore, et s'ajoute souvent à une baisse d'activité de l'entreprise.

Ce que la prévoyance ajoute

Un contrat de prévoyance verse des indemnités journalières complémentaires, après un délai de franchise que vous choisissez. Trois paramètres déterminent sa qualité :

  • Le délai de franchise — plus il est court, plus la prime est élevée. Un salarié couvert par sa convention collective peut retenir 90 jours ; un indépendant sans trésorerie a intérêt à 15 ou 30 jours.
  • La définition de l'invalidité — évaluée par rapport à votre profession, ou à toute activité. La première est nettement plus protectrice.
  • Les exclusions — affections dorsales et psychiques sont fréquemment limitées, alors qu'elles constituent les deux premières causes d'arrêt long en France. C'est la clause à lire avant toutes les autres.

Pour aller plus loin : comparer les contrats de prévoyance et la couverture des travailleurs indépendants.

Questions fréquentes

Trois jours pour un salarié. Pour un indépendant, trois jours en cas d'hospitalisation et sept jours dans les autres cas. Un contrat de prévoyance peut prendre le relais dès la fin de cette période.
Oui, elles sont soumises à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, sauf lorsqu'elles sont versées au titre d'une affection de longue durée.
Souvent, selon la convention collective et l'ancienneté. Vérifiez cette clause avant de souscrire une prévoyance : elle détermine le délai de franchise à choisir.

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